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symbole_Dans ce ramassis d-ombres qui traîne sur la plaine, la vie encore trouve son nid...




DANS CE RAMASSIS D'OMBRES
 
 

Ce ramassis d’ombres

qui traîne sur la plaine

hommes vides de tous remords ;

morts déjà ;

qui sans se soucier

débattent encore des cancrelats

qui s'invitent dans le terroir de leur avidité...

 

Rien que de l'ombre

si peu de lumière

rien que de l'homme

vidé de son être

que l'on a vendu au pouvoir

soi-disant absolu

 

Au sommet de l'heure fauve

ils s’acharnent

Comme les guerriers implacables

s'arrachant des parts d'ombre

comme des carnassiers sanguinaires

qui se font les dents d'acier

sur une chair trop indolente

ne leur abandonnant aucun goût

sinon celui d'en redemander encore

tellement leur appétit est sans fond...

 

Il m'arrive parfois de penser

que là, la vie se meurt

mais il n'en est rien.

Avez-vous réfléchi aux cancrelats...

 

Dans l'ombre la plus profonde

comme sous le soleil le plus éclatant

la vie veille, souveraine

sans dissonance aucune

au milieu de sa terre

de son pays

de sa création....

 

Elle veille inlassable

et devant elle

même la mort s'incline ;

la grande Dame

sait d’où elle vient...

 

Dans ce ramassis d'ombres

qui traîne sur la plaine

la vie encore trouve son nid

car entre les êtres qui s'évertuent à conquérir la terre

certains en creusant ont trouvé une lueur

qui au regard de beaucoup demeure inconnue

n'en est pas moins sue de la vie

qui l’alimente

et creuse au fond d'eux un aurore naissante

qui explosera comme un soleil retentissant

au milieu de leurs rêves...

 

Là où tout s'assombrit

là où se répandent l'ombre et l'obscurité

la symphonique cacophonie

d'avidité affriolante

là dans le plus profond du gouffre

la vie a déposé un soupir

une note

un sourire

la joie d'un enfant

la clameur d'une rose

l'explosion d'un bouquet

le sourire de l'amante repus et conquise

le silence de l’amant

qui la regarde avant de s'endormir

 

Et dans la flamme tant d'autres germes

que la vie n'en finit plus

de livrer tant d'espérances

tant et tant de gouttes de soleil

qu'elle n'a jamais vu la nuit ...

 

Que la lumière de ce qui luit

au plus profond des abîmes de l'indifférence

et de l'envie et des ténèbres.

 

Alors que l'ombre est l'autre coté de la vie

pour qui la sait

la lumière elle ne cesse de luire

car son côté sombre est l'infini......

l'autre côté de l'homme qui jamais ne se dit

 

Yves Drolet,
17 août 2019





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