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Remarques liminaires :

« Le Continent perdu » , livré en guise de roman-feuilleton aux appétits des internautes, relève du genre fantastique,
et plus précisément, à mon humble avis, d'une épopée teintée de conte de fées.

Constituée en deux tomes, l'œuvre a été déposée à la SGDL, sous numéro : 1999.09.0155 à la date du 10 septembre 1999.
Elle attend éventuellement l'intérêt d'un éditeur, mais je ne ferai plus aucune démarche en ce sens,
n'ayant ni la volonté ni les moyens d'investissements aléatoires.

Les termes inventés ou les changements de signification, soulignés et signalés par des guillemets dans le texte, seront expliqués au fur et à mesure de leur apparition. Le renouvellement de ces trois pages, est lié à l'avancement de la numérisation de
l'œuvre ; il se fera à chaque actualisation : ne perdez donc pas le fil de l'histoire !
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Premier tome
II

LES HABITANTS DU PHARE


...suite


- Dans l'ordre alphabétique : Audon, Chambouqui, et Kerrouec.
- Bénis soient tous les saints du pays ! Je vous suis très reconnaissant de m'apporter cette nouvelle. Le ciel m'est témoin que votre bonté me revigore. Mais nous étions huit avant qu'un monstre nous attaque au petit jour, et…
- Je sais ! Vos compagnons ont déjà narré leurs mésaventures aux représentants du Conseil Magistral Local. Nous n'avons pas encore trouvé trace des deux hommes manquants. L'un deux s'appelait Germain, semble-t-il, et vous l'avez poignardé au cours d'une rixe qui mettait votre vie en danger. Vous vouliez épargner un grand oiseau blanc. Cet oiseau, probablement un « amallix-téo » : qui signifie libérateur dans votre langue, est pour nous, un animal sacré. Il a été décapité par un de vos pairs, obnubilé par la faim. Dommage, cet oiseau est immangeable ! Le cadavre de cet homme sacrilège, dénommé Pintin, a été retrouvé sur une plage, peu éloignée d'ici. Les oiseaux de mer l'ont déchiqueté ; ce qui constitue à vrai dire, un retournement peu enviable et une forme de justice immanente ! Quant à vous qui vouliez épargner cet oiseau libérateur, cette seule raison suffit à vous absoudre d'une faute commise en état de légitime défense, et je dirai même que paradoxalement, cette violence vous honore.
Nibor, un peu gêné, se garda bien de commenter la justesse de ce point de vue, l'elfe continua
- Enfin, d'après la description plus ou moins sommaire de vos camarades, le monstre, couleur de bronze vert, est une créature prédatrice, très vorace, digne représentant de la faune abyssale, cette armée des mers profondes qui nous entourent et nous protègent en quelque sorte. Il s'agirait selon toute vraisemblance, d'un « kratoarchyptus », d'espèce « moyembo », une variété gigantesque de ce que les paléontologues, dans votre ancien monde, dénomment plésiosaure. Germain, cet homme blessé, qui perdait son sang en abondance, a dû attirer l'attention de cet animal redoutable : il ne comptait alors pas plus qu'une crevette sous ses dents. Au demeurant cette créature, d'un poids qui dépasse allègrement les quarante tonnes à l'âge adulte, pour quinze à vint mètres de long, ne nous tracasse guère ; puisque nous évitons soigneusement de pénétrer dans son élément. Sur ce continent et dans les parages, les voyages se font par les airs, un peu sur le sol et jamais par les mers qui constituent, je vous l'assure, une barrière naturelle que nous observons seulement au moyen d'instruments et d'automates…
- Je serais fort aise, bon sang ! Si vous me disiez, sans plaisanterie aucune, où le hasard m'a mené, où j'ai échoué réellement ?
- A Elvina, je vous le répète, sérieux et sans fard, une île appartenant à un continent perdu à votre imagination…
- Pardon ! Aurais-je abordé sur une terre inconnue ? Vous parlez bien notre langue…